Pesticides et
pharmacie :
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Si l’on parle aujourd’hui couramment de produits
phytopharmaceutiques (ou phytosanitaires) pour désigner toutes sortes
de pesticides, le terme même de « phytopharmacie » est associé à des
épisodes méconnus de l’histoire professionnelle des pharmaciens. On
trouve aujourd’hui de nombreux exemples de dévoiement de ce terme,
souvent assimilé à la médication de l’homme par les plantes ou
phytothérapie. « La phytopharmacie est une science appliquée ayant pour objet l’étude des produits et préparations destinés à la protection ou à l’amélioration de la production végétale [et à la préservation des produits récoltés], à l’exclusion des engrais et des amendements. Les produits phytopharmaceutiques se répartissent dans différentes catégories selon leur champ d’activité. On distingue principalement : les insecticides et acaricides, les fongicides, les herbicides, les rodenticides, corvicides, corvifuges, les nématicides, les molluscicides, les bactéricides, viricides, etc. ; et les adjuvants, destinés à améliorer les qualités des produits précédents. » C’est à plus d’un titre que les collections de la BIUP illustrent ce secteur des sciences pharmaceutiques, dont l’émergence ne commence véritablement qu’à la fin du XIXe s. (notamment aux Etats-Unis), avant de prendre rapidement une importance considérable en Europe dès l’Entre-Deux-Guerres. Par le don fait à la bibliothèque (en 1937) d’une partie des ouvrages de Jean-Baptiste Dumas, la BIUP s’est ainsi trouvée dotée d’un certain nombre d’ouvrages du XIXe s., traitant de chimie appliquée à l’agriculture. Par ailleurs, la bibliothèque conserve de manière complète les travaux de pharmaciens ayant eu un lien étroit avec la défense des cultures : J.-E. Planchon, Em. Perrot, R. Fabre, R. Truhaut notamment. Leurs activités de recherches ont contribué à renforcer les fonds de la bibliothèque en phytopathologie et physiologie végétale, en entomologie appliquée et en chimie agricole. |
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Enfin, la Faculté de Pharmacie de Paris est l’une des toutes premières enceintes savantes où le terme « phytopharmacie » se répand officiellement, et où, dès les années 1930, une partie des pharmaciens français tentent de modeler ce nouveau champ. Les « pharmacopées agricoles » alimentent dès lors les fonds de la BIUP, depuis le Guide pratique pour la défense sanitaire des végétaux (cote BIUP : 200513), publié en 1937 par la Ligue nationale de lutte contre les ennemis des cultures, jusqu’aux Index phytosanitaires de l’ACTA – Association de coopération technique agricole (1ère édition en 1961, cote BIUP : P 32023) et au Pesticide Manual publié par le British Crop Protection Council depuis 1968. |
![]() Guide pratique pour la défense sanitaire des végétaux |
Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter le responsable du fonds ancien, Jean-Marie Feurtet